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« Recherches épigraphiques »

jeudi, 29 septembre 2005

Recherches épigraphiques

Il est temps de revenir sur l’inscription que Denis Favennec et moi relevions dans le kiosque de la Place Pinel, début juillet 2004.

Cette inscription figure in extenso dans l’article intitulé « Epigraphie place Pinel », où je lançais un appel aux Herméneutes all around the world et urbi et orbi.

Cet appel n’a pas été entendu.

Heureusement nous avons travaillé.

D’abord en sauvant l’inscription. Autant le dire en effet, tout aventurier de la connaissance qui se rendrait dans le kiosque pour l’y décrypter, constaterait, à son emplacement, un tag – d’ailleurs intéressant, dont la photo paraît dans Situations, au mois de septembre 2005.

Qui a effacé ? Peut-être de zélés employés municipaux ? Peut être le doigt du Temps ? Peut être les auteurs du tag. Peu importe. L’Astrée a sauvé l’essentiel. L’Astrée a conservé le texte. L’Astrée a accompli l’œuvre de Mémoire, la mère des Muses, ainsi qu’une oeuvre nationale, puisque la France devient Musée.

Donc acte. L’inscription vole désormais par la toile, au bout du monde, vif effet de mémoire activée par le feu électrique.

Les herméneutes peuvent entreprendre.

Denis Favennec et moi avons mené des recherches depuis juillet 2004. Je parle de recherches réelles, à l’aventure, et qui ne présagent rien de ce qu’elles vont produire, sinon la joie.

Tout théologien est joyeux, peut-on lire aux murs de la faculté de théologie protestante de Rome. Ainsi tout horrificque chercheur.

Dans la partie Situations de l’Astrée, au mois de novembre 2004, on peut ainsi voir Denis Favennec et moi pointant le doigt vers ONE AGAIN. La photo a été prise à Bordeaux, sur les quais.

Maigre résultat, mais incontestable.

MAC OINEGAINE présent au premier vers du texte relevé s’éclaire, mais d’une étrange lumière. Car vers quoi plonge One again ? Que dit ce titre ? De quelle solitude renouvelée nous parle-t-il ? Qui est Mac ?

Ce qui nous frappe, c’est la boiterie d’une langue à l’autre. Il ne s’agit ni d’anglais, ni de français. Il ne s’agit même pas de franglais ou de globish. Cette langue boîte. Les jeux de mots qu’elle recèle se renversent infiniment, comme nous le remarquions dès le premier article. Les singes font signes et les signes font singeS.

La structure évoque un sonnet. Le texte ne s’étale-t-il pas, outre le titre-dédicace, sur quatorze lignes ? Deux tercets ne se distinguent-ils pas, faisant sens ? Des symétries se repèrent. Cela sonne. Cela malsonne. C’est bien un sonnet.

Nous sommes clairement en présence d’une œuvre de la Renaissance, temps du sonnet, par delà le rondeau, comme en témoigne le quasi initial ONE AGAIN. Il ne s’agit certes pas d’une archéologique reconstitution de la Renaissance européenne, mais d’une ouverture à une Renaissance renouvelée, toute en tension vers et contre « Camions remplis de Singe ».

De ce point de vue, cette œuvre s’inscrit dans le cercle de du kiosque de la place Pinel, ce tolos de méditation infinie à partir des profondeurs du cercle. Elle s’inscrit aussi dans la phénoménale boiterie de la place Pinel, que nous analyserons très bientôt.

Le texte s’embarque, non pour Cythère, mais dans un Camions Remplie de Singe, parfaite métaphore, si l’on se souvient que les déménageurs grecs modernes s’appellent des métaphoroi.

Il est alors facile de retourner deux fois camions.

On y voit MAC

On y voit Oin. Le "e" pointe partout, tel en "remplie".

On est en route vers le sens.

Gaudeamus. Le tag peut surgir.

ROT.DEAD ou DEAD.

Le ROT de rotation, de rota, de SATOR ROTAS OPERA TENET, la vieille formule des carrés magiques...

DEAD ou DEAD. La mort ou la mort. Boiterie des langues. Puits d'ombre : "Ce gouffre ténébreux plein d'énormes lueurs" dirait au bout de "Bouche d'ombre" Hugo Victor

.

Yves Le Pestipon | Voir l'article : Recherches épigraphiques 22:41 dans Place Pinel

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