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« Antiparanoïa »

dimanche, 2 octobre 2005

Antiparanoïa

L’antiparanoïa est une méthode inventée par Moïse Algayon, personnage mystérieux, réel, et qui circule.

Son nom dit tout des objectifs de l’Antiparanoïa. Inutile d’insister. Chacun est concerné. Reste donc à pratiquer.

L’antiparanoïa n’a pas de règles, mais des exemples, et quelques conditions.

D’abord, l’antiparanoïa n’est pas un spectacle.

Ensuite, comme beaucoup d’activités dignes, l’antiparanoîa se rit des subventions. L’Etat, sous toutes ses formes, ne lui tient pas le bout du nez. Nul n’est contraint de financer.

Enfin, puisqu’elle est salutaire, elle se pratique seul, ou en très petit groupe. Moïse pense comme Sénèque que « la preuve du pire, c’est la foule ».

A ces conditions seulement, sa méthode mène hors d’esclavage, jusqu’à la terre promise.

Un bel exemple d’Antiparanoïa dont Moïse est un grand spécialiste.

Choisir un grand magasin, avec plusieurs niveaux d’escalators, un jour où il y énormément de monde. On choisira par exemple une veille de premier de l’An ou de Noël, en milieu d’après-midi.

Il s’agit alors de monter, puis de descendre, avec calme, ou précipitation, en se livrant à des actes ostensibles, ou très discrètement, les escalators. Quand ion est en haut, on redescend. Quand on est en bas on remonte. L’activité doit durer au moins une heure, le temps d’éprouver, éventuellement de faire éprouver.

Cela peut se pratiquer seul, ou à quelques uns.

Pendant l’antiparanoïa, on est content. Ensuite, on est joyeux.

Un autre exemple, que je propose.

Se rendre dans un grand hypermarché, à une heure de pointe, et faire la queue à une caisse. Choisir de préférence une bonne longue queue.

Quand on arrive à la caisse, avec son caddy , on repart au début de la queue, et on recommence.

Cela se pratique seul ou à quelques uns (chacun utilise alors une queue). On peut très bien lire des livres de métaphysique en faisant la queue.

Encore un exemple.

Se rendre dans un musée ou une exposition d’art contemporain.

On prend dans sa poche quelques objets (des pommes, un œuf, des papier pour faire des avions, un peu de fil, des clefs, des photos de bébés… )

On visite. On ôte ici ou là quelques morceaux des œuvres. Ce n’est difficile. On aura vite faite de dérober ici une boule de terre, là un morceau de tissu, là du papier cul rose, ailleurs des plumes ou un os. On remplace méthodiquement ce que l’on a dérobé par un morceau que l’on a amené. On fait des greffes.

Ensuite, si possible, on attend une visite guidée. On écoute les commentaires du guide quand il explique pourquoi, -par exemple – Jean-Luc Parant a mis l’œuf dur que l’on vient de poser, sur un son tas de boules, ou quel sens il faut donner à l’avion en papier que l’on vient d’inscrire dans un étron monumental, et rose.

Yves Le Pestipon | Voir l'article : Antiparanoïa 14:51 dans Méthodes

2 commentaires apparurent (en écrire un autre ?)

  • 1.

    le mardi 4 octobre 2005, à 06:53, un improbable auteur écrivait :

    C'est parfait. Je propose aussi la sortie au magasin de bricolage :
    Se diriger vers la rayon des perceuses. Admirer un instant le ou les hommes qui "essayent" les perceuses puis se joindre à eux. Improviser, si l'inspiration vient, un petit concert de perceuses.
    Très décontractant et un bon moyen de se faire des potes.

  • 2.

    le mardi 4 octobre 2005, à 21:13, monique écrivait :

    Un des hauts lieux culturels français est, comme chacun sait, le sous-sol du BHV...
    Mamona est à la province ce que le BHV profond est à Paris, l'aventure au coin de chaque étagère... Et l'occasion d'effarement et de fous rires

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