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« La place Pinel selon Guittard »

dimanche, 23 avril 2006

La place Pinel selon Guittard

Depuis quelque temps, on entend parler de la Place Pinel. On dit même que la Place Pinel cherche un deuxième l et parle toute seule. Faut-il battre la campagne pour déceler dans le redoublement de cette consonne le caractère espagnol de cet emplacement ? Il n'est pas immédiat, ni ferroviaire, quoique... Mais on y vient en s'écartant du sens commun, en jetant ses pas dans la nuit, pas très loin d'un cimetière, pour apprendre la peur.

On monte à la Place, on n'y descend pas, mais sait-on jamais... Il y a toujours à la Place des sous-entendus, des non dits, des réponses qu n'ont pas encore trouvé de questions... L'aphorisme incomplet du grand Lajaunie qui était à la fois nyctalope et voyant, s'il nous dévoile un pan, et un pan seulement de la Vérité, ne fait pas toute la lumière : le Mystère se cache où a fait couler beaucoup d'encre, une encre sympathique, mais...

Le mystère de la Place reste entier depuis qu'Yves Le Pestipon y a posé le pied. Le pied d'Yves et sa démarche ne font qu'un tant l'expression poétique de cet homme paraît liée à la déambulation. Le grand pinélien que nous reconnaissons désormais comme le tuteur de Winnie a donné à la Place un statut international. Nous savons aussi quelle place (pardons de nous répéter) il a dû donner au Concentrateur cosmique.

A LA PLACE PINEL ON VOUS TIRE L'EPINE DU PIED.

La poésie se met en place autour du kiosque, une poésie jetable, une pouésie, une prouésie, une proustésie de la mémoire, une poubelle aussi, une si belle poule, une ampoulésie, une popoésie de cocotte en papier, une poésie chiffonnable, une poésie que l'on touche du doigt, que l'on ramasse, une poésie du sol, une poésie que l'on s'envoie en pleine figure, une poésie qui égratigne, pas une poupouésie pour des chiffes molles. Ici fuyons l'épizootie, la poésie qui tombe du ciel, une poésie qui vous plane... Ici nous sommes les tenants et les aboutissants d'une poésie bravache et plus folle que les vaches en terre de Papouasie.

Venons en au kiosque, dont on fait beaucoup de K et que nous écrivons désormais KIOSKE.

.

Le kioske est remarquable par son rotondité et son eko (dont nous refaisons beaucoup de K). Une étude circonspecte, un dénombrement des Kolonnes, une relation proportionnelle entre le sokle et la voute (voir le Favenek et le Riboulek (turkélisé)) compléterait peut-être le célèbre aphorisme tronké de Lajaunie.

En réalité la singularité de cette Place ne réside pas là, mais plutôt dans cette attirance qu'elle excerce auprès de certains bientôt auprès d'incertains..

En tout K, Kioske ou pas, la Place Pinel reste ouverte à toutes les propositions honnêtes ou malhonnêtes. C'est une zone de Konvergence de tous les désirs, kar la Place reste à l'éKart des grandes foules, des foyers intellectuels, (où l'on Kultive l'art de ne rien dire). Ici pas de prêt à penser, pas de bouillon Kulturel, pas de Parnasserie en chute libre, pas de bouillie intellectruelle à chaux vive. A la place Pinel, ni pelle, ni pioche ne sauraient combler un trou déjà noir. On pourrait s'étonner qu'il ne se passe rien de très remarkable à la Place Pinel, par ailleurs amputée d'une partie de son territoire, mais nous ne nous laiserons pas abuser par des apparences. Il y a quelque chose - et je dirais même – KelKe cause à tout cela. Je n'en démordrai pas. Il y a d'ailleurs beaucoup de Chiens à la place, beaucoup de Kanins. On pourrait aussi se demander si la Place Pinel est enkor à sa Place. Attention, la Place Pinel n'est pas sourde, la Place Pinel ne dort Ke d'un oeil. La Place pourrait vous surprendre : la Place ou la Klape ?

Il faudra désormais compter avec la place Pinel.

Personellement, je souhaite favoriser un retour aux sources, qui permettrait à la nymphe de retrouver l'intimité, l'obskur de la pensée. Je propose d'ENHERBER la Place, d'ensauvager le KIOSKE où le temps a passé plus vite qu'on ne s'y attendait, où des ruines circulaires, chères à Borgés et Monsir Désidério, amplifieraient, magnifieraient l'écho fêlé de cette pauvre Place, une place ayant peu d'urbanité, encore moins de ruralité.

Ici nous percevons mieux encore, dans cette esthétique du fragment, dans cette Kakophonie bien ordonnée, la poésie sonore, l'embellie virtuelle de Schwitters et autres dékalés-anakronites. A la Place, je m'attends à tout et à tous, même à Béket, au Klodo respectable, à Pinel, Ah Pline, au plein et au vide ! Je propose de DEPLACER LA PLACE.

Ah! vous parliez de la Place Pinel ?

Ou bien de la Place Pinel !

Yves Le Pestipon | Voir l'article : La place Pinel selon Guittard 8:14 dans Place Pinel

1 commentaire est apparu (en écrire un autre ?)

  • 1.

    le dimanche 30 avril 2006, à 15:47, un improbable auteur écrivait :

    Deux " l " pour mieux voler vers la plénitude sphériKe chère au Pinel PétanKe Klub ?

    Pourquoi ne pas ENHERBER toute la ville rose qui deviendrait verte, et faire de la place Pinel un funérarium KiosKal, Komme une ode à un temps antiK révolu?

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