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« L'Astrée, un cabinet de curiosités ? »

jeudi, 30 novembre 2006

L'Astrée, un cabinet de curiosités ?

L'Astrée est-elle un cabinet de de curiosités ?

Apparemment, elle n'en est que l'image, qui montre des images. Mais, dans les cabinets de curiosités, qui sont des images, dont on peut faire image, la chose, quoique présente, devient l'image de la chose. Or, l'image fait la chose, car la chose n'est, humainement parlant, qu'en l'oeil et l'âme de l'homme qui l'imagine.

Peu importe, sinon au mangeur, que le restaurant Héliopolis existe effectivement à Toulouse sur la place du Salin, où mourut Vanini, et d'où, sans le savoir, s'envola fictivement vers le soleil, Cyrano, grand lecteur de Campanella, tant qu'un oeil curieux, c'est-à-dire vivant de désir heuristique, n'a pas vu. La curiosité rend l'Héliopolis parfaitement bon à mettre au cabinet. L'y voici. C'est une image, image d'image dans une image.

Le cabinet de curiosités n'offre pas le désespoir du réel, mais la réalité imaginante de l'image dans l'oeil particulier. Tel est ce site insitué hors en lui-même l'Astrée.

Ce site se peuple, en une forme précise, et dont la symbolique, peut-être obscure, est nécessaire. Ses sept parties encadrant une partie vide (l'As) font probablement sens. Lequel ? Tel n'est pas notre affaire. L'imagination, n'en doutons pas, multipliera les pains et les poissons.

Dans cette forme, on rencontre, en situations, toutes sortes de choses. Beaucoup apparaîtront. On s'attend, pour bientôt, à des fossiles, des plantes, des objets archéologiques nouveaux, d'autres visages... Rien n'est là que par curiosité. C'est son motif, son vice, sa vertu. La vertu du vice est parfois de tourner en rond avec échappement.

L'Astrée est un cabinet de curiosités en ligne. Ce n'est pas un cabinet d'amateur. La nature s'y accouple à l'art. L'innocence ne s'y prétend pas, saus par piège. C'est un péché multipliant et en miroirs, dont le tout résiste au tas, et se construit à l'oeil. Qui le visite le crée et le rend davantage mobile, jusqu'en l'immense nuit, son transparent secret.

Qui a lu la première page d'Astrée, se souvient que le Lignon – vagabond en son cours, douteux en sa source, va où Loire, le recevant, lui faisant perdre son nom propre, l'emporte pour tribut à l'océan. Telle est la ligne d'Astrée, cet enfer salutaire de curiosité, promis à la perte, et dont la forme est le cabinet.

Yves Le Pestipon | Voir l'article : L'Astrée, un cabinet de curiosités ? 23:36 dans L'Astrée

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