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« La Douce perspective bat le Passage »

mardi, 24 juin 2008

La Douce perspective bat le Passage

Un phénomène se maintient : la Douce Perspective bat le Passage.

De peu, certes, mais elle le bat.

La chose est incontestable.

Amazon le certifie.

Que qui clique voie !

La victoire, pourtant, n'allait pas de soi.

Le Passage est le roman de Valéry Giscard d'Estaing, régulièrement lu lors des Rencontres des Bouches, place Pinel , devant la télévision même, et que l'Astrée a plusieurs fois commenté. Ce titre est un des beaux possibles, et fameux depuis longtemps. Montaigne ne disait-il pas : Je ne peins pas l'être, je peins le Passage ?

Quant à Giscard, la nostalgie en est telle, depuis la chaise vide, que l'on comprend le désir que suscitent ses oeuvres.

La Douce perspective avait affaire à rude concurrence.

Or, de peu, mais avec une persistance têtue, elle bat Le Passage.

Deux auteurs de l'Astrée, distancent Giscard qu'ils admirent pourtant mieux que personne.

L'émission récente que France-Culture a consacrée à la Douce Perspective et à Denis Favennec n'explique pas cette domination. Le phénomène est déjà ancien. Plus d'humanité clique sur cet essai de science et d'art que sur le roman érotique et chasseur de Giscard.

Montaigne aujourd'hui dirait peut-être : Je ne peins pas l'être, je peins la douce perspective.

Le passage à la douce perspective enchante. Y-a-t-il en vérité douce perspective sans passage ? Et ceci en toutes sortes de sens ? Giscard, avec Héraclite, ouvrent la voie, peut-être sans s'en douter, à la Douce Perspective : le regard passe de points en points, construit, fait passage de l'image au réel, et réciproquement. Pas de perspective sans passage de la pensée. Là est la douceur. Les brutes sont hors jeu. La douce perspective combine le point fixe - celui dont rêve peut-être Giscard quand il chasse le cerf et la femme - et le mouvement, singulièrement vers et par la représentation. Suffit de voir la perspective élaborée par Boromini, dans un passage du Palais Spada à Rome... Si l'on se rend en ce passage, si l'on y fait passage, si l'on y cesse le passage, c'est pour goûter la Douce Perspective.

Par ce coup d'épée dans l'oeil, on en vient à ce point, qui fait pointe : Au Palais Spada, comme sur Amazon, la Douce Perspective bat le passage.

Battre le passage est tâche infinie.

Yves Le Pestipon | Voir l'article : La Douce perspective bat le Passage 11:05 dans De pictura

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