accueil présentation contact portfolio ultraprivé mail
L'Astrée L'Astrée événements présentation portfolio Guallino

« Le Ga du Gaz et de Gaza »

samedi, 10 janvier 2009

Le Ga du Gaz et de Gaza

Le Gaz et Gaza peuplent les feuilles et la toile. On en parle. L'Astrée ne peut s'en taire.

La Guerre du Gaz, selon le Monde, est en Europe. Gaza propose une autre guerre.

Peu remarquent la présence du GA en ces deux cas.

Ce fait évidemment, sans importance, insistons dessus.

Sans dire qu'il y a de l'eau dans le Gaz à Gaza, ou pas d'eau, et peut-être pas de Gaz, ou risquer tout autre jeu de mots,nous voulons aider à sentir GA.

Le GA y est vraiment.

Considérons le Ga. Supposons que cette installation dans la considération du langage est gage de joie. Telle est la poésie. Tel est le rire, surtout de Dieu.

Admirer les coïncidences aux mots délivre de la tyrannie des discours qui fait l'essentiel de notre malheur. Les lettres et les sons, pour qui les sent, mitent les mythes. Par leurs failles, leurs plis et leurs pores, la tragédie fuit. La religion se tourne en chahut d'anges...

Entendant Ga dans Gaz et Gaza, nous nous nous retirons des discours de guerres. Nous trouvons, selon Blaise Pascal, une planche pour l'incertain. Ce petit pont qui s'édifie par langue délivre des labyrinthes de l'angoisse.

La science shadockologique vient à point pour nous aider. Comment ignorer que le cerveau shadock est divisé en quatre parties, GA, BU, ME et ZO, qui sont également les quatre éléments fondamentaux de la langue shadock ? Que nul n'en doute : Le GA est premier.

On objectera que les Shadocks n'existent pas, donc, leur langue, et le rôle du Ga. Nous répondrons que la non existence de bien des choses n'empêche pas leur intêret, et qu'il ferait beau voir qu'on ne puisse goûter une joie pour motif d'inexistence de sa cause.

L'abbé Boudet, dans son Essai sur la vraie langue Celtique prétend que l'Anglais descend de l'Hébreu. Les objections qu'on peut lui adresser n'empêchent pas l'effet merveilleux de son livre. D'ailleurs, il se vérifie tous les jours : qui oserait, ces temps-ci, soutenir le contraire ? Regardons seulement les nouvelles.

En pensée shadockienne, donc, le GA est premier. Nous y tenons, toute honte bue, et ça nous meut dans le zoo. Le monde finit toujours par donner raison au fou.

On criera au scandale contre nous. On hurlera que la honte, ce ne sont pas les guerres, avec leur sillage de morts, mais notre dire quant à ce qui s'affiche au feuilles et sur la toile : Gaz et Gaza sont guerres ensemble. Le lire, le dire, l'écrire, tel est notre crime.

Qui se place dans le langage est gaga.

Nous proposons cependant un grand colloque sur le GA. Tous les gens de la guerre du Gaz iront rencontrer quelque part, si possible, en Galicie, au pays de Galles, ou chez les Galates, tous les gens de la guerre de Gaza. Ils se diront GA les uns aux autres. Ils parleront. Voyons votre GA. Comment dites-vous GA ?

Nous ne croyons pas que tous les gars du monde, s'ils se disaient GA, la face du monde serait changée. Nous n'avons pas cette idiotie là.

Nous croyons que l'écoute des mots, comme celle des coquillages, amène un trouble qui délivre.

Comment se fait-il qu'en cet hiver du monde le GA tonne deux fois ?

Gargantua en ferait grand cas.

Et pourtant, GA tourne, dirait Galilée.

Il est un point de fuite d'où l'on entend sonner le glas, bruire le gaz, et rire le vide.

Yves Le Pestipon | Voir l'article : Le Ga du Gaz et de Gaza 17:47 dans Coïncidences , GA , L'époque

Cet article est incommenté. (le commenter ?)

Ici, vous pouvez écrire un nouveau commentaire...

Merci de votre inscription, . Vous pouvez maintenant écrire votre commentaire. (déconnexion)

Ces informations :


Quelques commentaires sur les commentaires

Les adresses e-mails ne sont jamais affichées sur le site.

Les passages à la ligne et sauts de paragraphes sont automatiquement convertis — inutile d'utiliser les tags <p> ou <br/>. De même, les accents, la ponctuation, les apostrophes, etc... sont automatiquement convertis en code HTML.

Créez des liens en utilisant la balise HTML standard <a href="http://mon.url.ici"></a>. Les balises HTML suivantes peuvent être utilisées strong, em, cite, code. Les autres seront détruites.

Site d'Emmanuel Riboulet-Deyris (contact) | MT 3.16 | XHTML 1.0 | CSS
Ce site, hébergé par le très agréable Lost-Oasis, est sous licence Creative Commons.
Syndication : flux RSS 1.0 RSS 2.0 | flux de commentaires XML | Atom XML | L'Astrée remercie Patrick Guallino.