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« Giscard et Wikipédia »

mercredi, 4 mars 2009

Giscard et Wikipédia

Le site Giscard sur Wikipédia est admirable.

Il faut l'admirer, mais sans y toucher. Noli me tangere, disait déjà le Christ.

Ce rapprochement est valide : devant les intellectuels mexicains, dans un discours resté fameux, l'auteur du Passage établissait sa ressemblance avec Alexandre le Grand... J'ajoute juste un peu d'encens.

Au demeurant, qui peut croire à l'éventualité de la mort de Giscard ? Il est, certes, de passage, mais immortel. L'Université - grande usine à immortalité - le démontre : Marie de Marcillac lance aujourd'hui ses cours, à Paris VIII par une initiation au Passage.

Le Passage, hélas, passe mal sur Wikipédia Giscard.

Tout à mon admiration pour ce site, je crus bon d'y ajouter, vers une heure du matin, alors que la pluie battait la nuit toulousaine, un lien pointant vers les pages de l'Astrée consacrées à ce roman et à la chaise.

Je croyais bien faire. J'espérais continuer à établir la gloire du vieux Maître. Mais vers deux heures du matin, tandis que la pluie battait, le lien disparut.

J'imaginais Giscard dans son château d'Estaing, surveillant Wikipédia. La pluie battait sur le département de l'Aveyron. En pleine insomnie, découvrant le lien, il se jetait sur toutes les gommes disponibles : Non, c'est trop. Trop de gloire. Et il effaçait.

L'Astrée fut de passage sur cette page moins d'une heure.

Je décidai d'être plus discret. Il ne fallait pas faire trop vif éloge. Je mis donc, dans la rubrique Citations une phrase extraite du Passage : Rien n'égale je crois, la majesté d'un cerf qui débouche de la forêt.

Cette phrase me paraissait au moins égale, en valeur, à celles qui s'affichaient. Je me trompais.

La majesté du cerf, comme le carosse de Cendrillon, disparut en un moment. Quelques jours plus tard, l'ensemble de la rubrique Citations connut le même sort.

Dans son château d'Estaing, ayant tué le Cerf, Giscard, pris d'une étrange fureur comparable à celle d'Horace après le combat, avait sans doute massacré toutes ses phrases. L'artiste seul est fondé à détruire son oeuvre.

Sans me décourager, comme la page Wikipédia proposait une partie Anecdotes, j'en ajoutais une tout à fait exacte, et que la Dépêche du Midi certifie. Je l'appelais : Participation à l'ostension des reliques de Saint Fleuret. Giscard s'était en effet mêlé au peuple, à Estaing, pour l'ostension publique de ces reliques, début juillet 2008.

Saint Fleuret disparut comme la majesté du Cerf.

Cette anecdote ne valait-elle pas au moins celle-ci, qui figure dans Wikipédia ? En 1997, la poste Togolaise utilise pour un bloc-feuillet une photographie d'un repas de charité qui représente Valéry Giscard d'Estaing à côté de la princesse Diana. L'ancien président figure sur la marge du feuillet, le timbre étant centré sur Diana.

Cete anecdote demeure. Elle a l'accord de Giscard. Je la lis. Je la relis. Je l'admire. Je ne la touche pas.

Ainsi passent mes nuits.

Giscard est une page impénétrable.

Yves Le Pestipon | Voir l'article : Giscard et Wikipédia 17:09 dans Giscard

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