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« Un long silence d'Astrée »

dimanche, 26 décembre 2010

Un long silence d'Astrée

Depuis plusieurs mois, l'Astrée ne publie rien. Est-elle morte ?

Quelques lecteurs ont posé la question. Des lettres sont parvenues. L'Astrée manquait.

L'auteur de ces lignes était-il en mélancolie ? L'évidence abominable du monde l'avait-elle contraint ? Certains se demandaient si la place Pinel, comme la parole des anciens Dieux, ne s'était pas tarie ?

La publication par Giscard de son nouveau roman - La Victoire de la Grande Armée aurait dû susciter ses commentaires. Si un des plus éminents spécialistes de l'oeuvre se tait, où va-t-on ?

Qu'en est-il des cupules ? Où en sont les Fables de La Fontaine ? Le grand chantier des coïncidences et des aventures finit-il sur un silence ? Faudra-il méditer indéfiniment la pierre de Saint Michel de Sisco ?

Sans doute... Toute cupule mérite l'éternité d'un oeil... Il faut se taire face au caillou.

L'auteur de ces lignes ne s'élève pas à si haute considération. Depuis quelques mois, il charrie des mots sur des pages. Il les plante. Il les retourne. Il les taille. Il les meurtrit. Il en fait des lignes. Il les bouture, et il les fume. Il les piétine, et il les arrache. Il les arrose, et il les sarcle. Il les caresse, et il les engueule. Il les mange. Il les crache. Il les savoure. Il les dispose.

Il écrit un gros roman.

L'Astrée n'est pas un roman. Pas de récit d'ensemble. Des articles. Pas de fiction. All is true... C'est une oeuvre gargantuesque, des chronicques, des nouvelletés, des histoires... Le roman étoffe d'infini quelques points de la toile du monde, mais il les fait passagers d'un fleuve.

L'oeuvre est longue, et le temps est court... L'auteur de ces lignes observe qu'il n'a pas deux vies, pas trois non plus, encore moins quatre ou cinq. Il dort. Il marche. Il a la grippe... Les phrases du roman le tiennent dans une forêt. Il s'ensauvage. On le signale moins place Pinel. Il ne se penche guère aux cupules.

Il va trahir.

L'Astrée est une suite de trahisons. Telle est l'oeuvre. On n'y comprend rien. Elle bourgeonne même dans la terreur de l'hiver.

Yves Le Pestipon | Voir l'article : Un long silence d'Astrée 15:12 dans L'Astrée

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