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« Le H de bouche aux mines de jais »

mardi, 3 juillet 2012

Le H de bouche aux mines de jais

La Rencontre des bouches, chaque année, grave des lettres dans les montagnes.

Un mot s’impose. Ce fut, par exemple, à Fougax-et-Barrineuf, Winnie. Chacune des lettres de ce personnage de Beckett demeurera durablement lisible autour du village que nomme le personnage principal d’Oh les Beaux jours. Qui voudrait les retrouver n’a qu’à se rendre sur l’Astrée, et cheminer. Des promeneurs sans doute en ont déjà rencontré quelques unes au hasard de leurs pas. Diffile pour eux de savoir quel mot elles composent, et les raisons de ce mot. La Rencontre des Bouches est au monde un passage de l’être. On le rencontre quand cesse et s’envisage la compréhension.

En 2012, ces derniers jours, nous avons marché aux environs de Bugarach, dans l’Aude, car il nous semblait que ce lieu, d’une grande beauté, portait en ce moment les forces et les contreforces de la poésie. Là s'accouplent les reptiliens et les villageois, les sources chaudes et les sources froides, le trésor de Rennes et la langue fondamentale, le ridicule et le sublime, la beauté d’un homme nu dans une fontaine et les conférences de développement personnel…

Bruno Riboulot grave chaque année des lettres dans les rochers que nous rencontrons. C’est son œuvre dans l’œuvre commune. À chaque lettre, nous nous arrêtons, nous en disons le son, nous le modulons. Parfois nous faisons quelque rite. Puis nous disparaissons.

Bruno Riboulot est un homme du métier. Il grave gravement. Ses lettres, creusées au burin dans la pierre, sont belles. Il sait leur rôle et leur valeur. Elles sont un élément de son œuvre propre, qu’il mène sur des blocs et avec des lumières, dans le Tarn et Garonne, à Auvilar. Chaque année, par lui et par les pierres, la Rencontre des Bouches s'offre aux futurs lecteurs, s'il s'en promène encore.

Cette année, bouche s’est présentée. Bruno Riboulot a gravé le B dans la citerne du château de Blanchefort. Il a gravé le O dans une grotte sous Blanchefort. Il a ensuite gravé le U e le C en deux lieux de La Fontaine des amours. Une mine de jais nous a paru belle pour le H.

Le H est échelle, barrière redressée, double rocher des Roches Douvres dans Les Travailleurs de la mer de Victor Hugo. C’est la huitième lettre, quand tout recommence, après le premier cycle de 7, juste après le G.

Pour moi, c’est une lettre noire, mais riche en lumière. Il gît désormais, près d’une croix inscrite, au front de la mine de jais. On le voit .

Yves Le Pestipon | Voir l'article : Le H de <i>bouche</i> aux mines de jais 23:18 dans L'Astrée

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