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<title>écrits</title>
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<copyright>Copyright (c) 2012, Yves Le Pestipon</copyright>
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<title>La Fontaine, l&apos;Agrégation interne et la bêtise</title>
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<summary type="text/plain">Pédants à l&apos;oeuvre...</summary>
<author>
<name>Yves Le Pestipon</name>
<url>www.lastree.net</url>
<email>y.lepestipon@lastree.net</email>
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<dc:subject>Etudes littéraires</dc:subject>
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<![CDATA[<p>Pédants à l'oeuvre </p>]]>
<![CDATA[<p>L'Agrégation interne de Lettres modernes existe. C'est un concours de l'Education nationale, avec un président du jury, un jury composé d'universitaires, de professeurs de classes préparatoires, d'inspecteurs divers. Ce concours comporte des épreuves dont une dissertation de littérature française sur programme. Dans ce programme, figurent cette année les six premiers livres des <i>Fables</i> de La Fontaine. Voilà le <a href="http://www.fabula.org/actualites/agregation-interne-lettres-modernes-classiques-sujets-de-dissertation_49159.php" title ="voici"> sujet</a> :</p>  </p>

<p></p>

<p></p>

<p><br />
<p><i>"L'expérience par procuration que fait le lecteur de la Fable n'en est pas moins une expérience authentique : La Fontaine en a conscience, lui qui, dans la lignée des idéaux galants, bâtit à son tour une Arcadie grâce aux prestiges de la parole poétique. Tout le problème des rapports entre mensonge et vérité qu'il évoque souvent renvoie en fait à cette double réalité : le monde de la Fable est l'analogon du nôtre, mais rendu plus lisible par la cristallisation des phénomènes en des figures allégoriques à la fois complexes et si semblables à l'homme, et surtout rendu plus euphorique par l'euphémisation d'une réalité souvent amère ou trop cynique."</i></p></p>

<p><br />
<p><i>Emmanuel Bury, L'esthétique de La Fontaine, collection "Esthétique", SEDES, 1996, p. 47 </i></p></p>

<p><i>Commentez et éventuellement discutez ces propos en vous appuyant sur des exemples précis et variés.</i></p>

<p></p>

<p>Devant ce sujet, il y a deux publics. D'une part, les gens qui n'ont pas idée savante de La Fontaine et de l'épreuve de dissertation; de l'autre, les gens qui ont  lu un peu précisément les <i>Fables</i>, et qui ont idée de l'exercice demandé.</p>
<p>Pour les premiers, il est probable que les phrases d'Emmanuel Bury sont absconses. Qu'est-ce qu'<i>analogon</i> ? Que veut dire <i>euphémisation</i> ? Qui sait ce qu'est une <i>réalité cynique</i> ? Ces gens auront peine à entendre <i>Arcadie</i>. S'ils prennent un dictionnaire, ils verront mal en quoi les <i>Fables</i> en sont une... Et <i>l'expérience par procuration que fait le lecteur</i> des <i>Fables</i> les laissera sans voix... Ils douteront que Bury dans ce cas sache de quoi <i>La Fontaine a conscience</i>. Dans quel trou d'âme était-il pour le savoir ? Où se terrait Bury ?  Ces gens, qui savent quelques fables, douteront que <i>Le Loup et l'Agneau</i>, et <i>La Cigale et la Fourmi</i> soient <i>euphoriques</i>... Ils comprendront mal comment une <i>cristallisation</i> peut rendre <i>lisible</i>. Ils sentiront l'incorrect de l'emploi par Bury d'<i>à la fois</i>.</p> 
<p>S'il se rencontre des gens savants en La Fontaine, ils jugeront d'abord affreuses les burissimes phrases, puis pédantes, puis fausses, et ne rendant pas compte des six premiers livres des <i>Fables</i>. Comme ils aiment La Fontaine, et ce qu'il aime, ils ne s'attarderont pas. Ils ont trop horreur des <i>conférences académiques</i>. Ils préfèrent lire, converser, goûter <i>les plaisirs amis du silence et de l'ombre</i>. Ils savent trop qu'en ces lignes tout ce que dit Bury est d'âne.</p> 
<p> Les candidats à ce concours furent devant leur sujet comme l'âne de Buridan, qui ne sachant choisir entre un sac d'avoine et un seau d'eau, mourut de faim. Mais dans Bury ici, il n'y a rien à manger. On n'a le choix qu'entre bêtise et bêtise. On meurt à tout coup. </p>
<p>Qui doit-on blâmer ? Bury ou le jury ? Pas Bury. Il a bien le droit d'écrire n'importe quoi, et mal, puisqu'il est universitaire littéraire. Témoin tel ou tel. Et d'ailleurs, il dit parfois vrai, et bien. Tout arrive. Mais le jury représente l'Etat. Il a à choisir entre des candidats. Il répartit des avancements, des salaires. Il est en charge d'illustrer la qualité de la langue et de la pensée. Haro donc sur ce jury. </p>    

<p>On peut tenir pour assuré que ses membres rempliront leur estomac pour avoir mis des notes, que nulle protestation publique ne sera formulée, que les spécialistes de La Fontaine resteront coits, qu'Emmanuel Bury, qu'on a déshonoré en étalant la plus bête phrase de son passable livre, fera le mort, que les candidats trembleront, que leurs copies seront chaotiquement méthodiquement classées par des misérables qui ont jugé ces lignes dignes, et bu sans rire la lie.     ]]>
</content>
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<title>Le christianisme érotique de La Fontaine</title>
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<modified>2012-02-09T20:48:40Z</modified>
<issued>2012-01-22T16:15:37Z</issued>
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<summary type="text/plain">Une conférence d&apos;Yves Le Pestipon : mercredi 25 janvier à 20 h 30. En ligne désormais ici ....</summary>
<author>
<name>Yves Le Pestipon</name>
<url>www.lastree.net</url>
<email>y.lepestipon@lastree.net</email>
</author>
<dc:subject>La Fontaine</dc:subject>
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<![CDATA[<p>Une conférence d'Yves Le Pestipon : mercredi 25 janvier à 20 h 30. En ligne désormais  <a href="http://eglise-reformee-toulouse.org/index.php/mediatheque/audio/274-conferences-du-vieux-temple" title="écoutez">ici </a> <br />
. </p>]]>
<![CDATA[<p>                       Ce titre provoque. Et doublement.</p>    <br />
                       <p>Christianisme érotique ? Diable ! Les mots ne s'associent guère. On croit régulièrement que le christianisme est antiérotique, affaire de soutanes, culs serrés, grenouilles très peu sexys de bénitiers... Quant à La Fontaine, on le juge épicurien, coureur de femmes. On cite ses contes licencieux. On le range parfois parmi les libertins... Dans le meilleur des cas, on lui attribue une morale d'instituteur, d'investisseur à la Caisse d'Epargne, de voltairien d'avant Voltaire... Rien là de bien chrétien ! </P><br />
                       <p>Comble de provocation : la conférence dont il est question est censée se tenir à Toulouse, aux Vieux Temple de la rue Pargaminières, chez les protestants. Or, calvinistes et luthériens ne sont pas fameux pour leur érotisme. L'érotisme chrétien serait-il leur affaire ? Et puis La Fontaine n'a pas protesté contre la Révocation de l'Edit de Nantes ! </p><br />
                       <p>L'auteur de cette conférence est surtout méconnu pour ses travaux sur la place Marius Pinel, pour ses recherches sur les poubelles, ou pour ses aventures de chercheur d'or dans la Garonne. Certes, il a publié un livre sur La Fontaine, mais tant de gens en ont publié... L'auteur de ces lignes est un auteur suspect. Il le sait. Il se suspecte.</p><br />
                       <p>C'est l'Espace culturel protestant qui le reçoit, à l'initiative du Pasteur Daniel Fiévet. Cet homme n'a peur de rien. Il sait l'immensité du champ ouvert par la Parole. </p><br />
                       <p>Cette conférence, qui commencera à 20 h 30, mercredi 25 janvier, sera précise, documentée, aventureuse, curieuse, drôle et sérieuse. Elle s'animera d'Evangile et d'esprit de liberté. Elle visera à faire entendre dans la poésie de La Fontaine la voix réelle de la bonne nouvelle.</p><br />
                        <p>Etrange idée : tant d'objections sont possibles. La Fontaine, un chrétien ? Fi donc ! Et de quel christianisme parlez vous ? </p><br />
                         <p>Parole de Colombe. Parole de Charité; Parole d'Amour. Parole qui fait question. Question érotique. Pourquoi pas ? </p><br />
<p></p><br />
<p>La Conférence peut désormais s'entendre : <a href="http://eglise-reformee-toulouse.org/index.php/mediatheque/audio/274-conferences-du-vieux-temple" title="écoutez">ici </a> </p>

<p><br />
  <br />
                                <br />
                                                 </p>]]>
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<title>Philippe Vercellotti aux Toulousains de Toulouse</title>
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<modified>2011-12-09T09:43:42Z</modified>
<issued>2011-12-09T09:16:48Z</issued>
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<summary type="text/plain">Un peintre toulousain ?...</summary>
<author>
<name>Yves Le Pestipon</name>
<url>www.lastree.net</url>
<email>y.lepestipon@lastree.net</email>
</author>
<dc:subject>Philippe Vercellotti</dc:subject>
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<![CDATA[<p>Un peintre toulousain ?</p>]]>
<![CDATA[<p>Les <i>toulousains de toulouse</i> est une des associations les plus vénérables de la ville de Toulouse. Elle se réunit dans l'hôtel de la rue du May, où elle anime le Musée du Vieux Toulouse. Elle publie la revue <i>l'Auta</i>, qui propose plusieurs fois par an, de précieux articles d'histoire locale. Elle propose des visites et des conférences. </p><br />
<p>On ne saurait trop recommander l'ensemble de ses activités. <i>L'Auta</i>, surtout, est une revue précieuse, pour qui s'intéresse à Toulouse, donc à l'essentiel. L'auteur de ces lignes, quant à lui, vit environné de ses numéros. Il lui arrive, quand l'insomnie l'attaque, de s'y plonger. Il y connut quelques uns de ses plus grands enthousiasmes.</p>     <br />
<p>Les toulousains de Toulouse l'invitent, lundi 12 décembre, a traiter cette question : <i>Philippe Vercellotti un peintre toulousain ?</i> </p> <br />
<p>La question est naturellemment difficile, et d'importance. </p><br />
<p>Qu'est ce en effet qu'un peintre toulousain ? </p><br />
<p>Qu'est-ce également que Philippe Vercellotti ? </p><br />
<p>Qu'est-ce même qu'un peintre ? </p><br />
<p>Des tableaux dudit peintre seront présentés, reéllement, et en projection. Le corps du peintre lui-même sera présent, ou du moins ce qui paraîtra être lui. On pourra l'interroger. Il est bien possible que des réponses soient données.</p> <br />
<p>Ses relations avec la place Pinel seront évoquées.</p> <br />
<p>Il est très probable que nous irons loin dans l'interrogation. L'ensemble constituera un exercice d'admiration. Car l'auteur de ce lignes admire considérablement ce peintre, dont il est un spécialiste unanimement reconnu par les autres spécialistes, c'est-à-dire par lui-même. </p><br />
<p>Il développera le paradoxe d'une oeuvre évidemment géniale, presque invisible aux yeux, et pourtant réelle, comme l'essentiel, qui est inconnu. Il lèvera le voile. Il ne le lèvera pas. Il posera des questions dans la question.</p> <br />
<p>Il tentera de laisser souffler en lui le grand passage de l'Auta, qui l'inspire, et l'ouvre à l'infini. Il rendra hommage.</p> <br />
<p>La conférence commencera vers dix-sept heures au Musée du Vieux Toulouse, rue du May. Elle sera gratuite, comme tout ce qui compte.</p>    </p>]]>
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<title>De Gaulle, toujours au programme</title>
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<modified>2011-11-30T14:04:55Z</modified>
<issued>2011-11-30T13:27:50Z</issued>
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<summary type="text/plain">In memoriam...</summary>
<author>
<name>Yves Le Pestipon</name>
<url>www.lastree.net</url>
<email>y.lepestipon@lastree.net</email>
</author>
<dc:subject>Etudes littéraires</dc:subject>
<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://www.lastree.net/log/">
<![CDATA[<p>In memoriam </p>]]>
<![CDATA[<p>L'an passé, le tome 3 des <i>Mémoires</i> du général de Gaulle était au programme des classes de Terminale L. </p><br />
<p>Nous nous en étions <a href="http://www.lastree.net/log/2010/02/de_gaulle_au_pr.php" title="voyez"> étonnés</a>.</p> <br />
<p>Par ailleurs, une pétition lancée par le site des <i>Lettres volées</i> avait recueilli bon nombre de signatures.</p><br />
<p>Des médias avaient fini par s'en émouvoir. On avait polémiqué. Des écrivains avaient donné leurs avis, presque toujours négatifs sur cette mise au programme. Pierre Assouline cependant s'était enthousiasmé. Beaucoup de gens, dans les commentaires des articles publiés, s'étaient indignés que des professeurs protestassent. Puis, grand silence. </p><br />
<p>La France.</p> <br />
<p>A la rentrée 2011, les classes de Terminales L ont retrouvé de Gaulle au programme. Parmi les auteurs disponibles, de Gaulle seulement était revenu. Le ministère insistait.</p><br />
<p>La plupart de mes étudiants d'hypokhâgne actuels ont croisé, l'an passé, ce programme de Gaulle. Dès le jour de la rentrée, ils m'ont dit ce qui s'était passé. Ils avaient évité de lire ce livre impossible pour eux. Les professeurs avaient évité de le leur enseigner. Petites opérations de contournement. </p><br />
<p>Ces derniers temps, lors de salons de l'éducation, infosup, ou autres rencontres avec des lycéens, j'ai été interpellé : <i>est-ce qu'au moins on ne faisait pas de Gaulle en classe d'hypokhagne? Pourquoi nous a-t-on imposé ça? C'est pas pour nous. On n'y comprend rien. De la daube... D'ailleurs, les profs évitent</i>... </p><br />
<p>Grâce à un certain Jean-Louis Jeannelle, la Sorbonne a cautionné ce programme. Presque aucun universitaire n'a signé la pétition. Ils ont trop à faire. Le site des <i>Lettres volées</i> - fondé pour s'opposer - est devenu un site ressource pour ce programme. On y trouve des dossiers très riches si l'on veut vraiment le traiter. <br />
Telle est l'évolution. Les <i>Lettres volées</i> se sont apparemment laissé voler leur âme.</p><br />
<p>Le général de Gaulle, qui n'y est pour rien, demeure au programme. On se ment là dessus de Perpignan à Dunkerque, de Mulhouse à Lorient. On ne se ment même pas. On se tait. Il est vrai que le monde s'effondre. Il n'est plus temps que d'obéir.       </p>]]>
</content>
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<title>Je plie et ne romps pas</title>
<link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.lastree.net/log/2011/10/je_plie_et_ne_r.php" />
<modified>2011-10-18T20:41:22Z</modified>
<issued>2011-10-18T19:22:05Z</issued>
<id>tag:www.lastree.net,2011:/log/1.6001</id>
<created>2011-10-18T19:22:05Z</created>
<summary type="text/plain">Essai sur la composition des Fables de La Fontaine...</summary>
<author>
<name>Yves Le Pestipon</name>
<url>www.lastree.net</url>
<email>y.lepestipon@lastree.net</email>
</author>
<dc:subject>La Fontaine</dc:subject>
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<![CDATA[<p>Essai sur la composition des <i>Fables</i> de La Fontaine </p>]]>
<![CDATA[<p>Les <i>Fables</i> de La Fontaine sont rarement lues dans l'ordre qu'a inventé leur auteur. On en arrache des fables, on en fait des morceaux choisis, on les récite, on les commente sans souci de leurs positions. </p><br />
<p>J'ai tenté de lire un livre des <i>Fables</i> dans son ordre, en commençant par la première fable, et en y revenant finalement.J'ai choisi le livre I, parce qu'il est le plus célèbre, et peut-être un des plus négligés. Je ne voulais pas épuiser les significations et les effets de chacune de ses fables. Je désirais montrer ce que l'on gagne en plaisir et en pensée à lire, selon l'art de La Fontaine, ses <i>diverses liaisons</i>.</p><br />
<p>J'ai donné pour titre à cet ouvrage une phrase célèbre du Roseau : <i>Je plie et ne romps pas</i>. Elle ne caractérise pas seulement la méthode qu'emploie cet arbuste pour survivre dans le monde changeant. Elle vaut pour l'art de La Fontaine, dont elle ne dit pourtant pas toute l'audace.</p> <br />
<p>J'ai ajouté à la lecture du livre I quelques réflexions sur d'autres livres des <i>Fables</i>, pour mieux lancer leur lecture. Tous les livres pourtant ne sont pas abordés. Il ne s'agit que d'inviter à une aventure qui peut renouveler, sans plâtre ni fascinations érudites, leur lecture.</p><br />
<p>Le site de <i>l'Astrée</i> a été le lieu premier de publication de diverses analyses sur ces fables du livre I. Elles sont désormais mieux formulées, plus étayées, complétées, et mises sur papier. </p>     <br />
<p>Les Presses universitaires de Rouen et du Havre ont publié <i>Je plie et ne romps pas</i>. On en trouve l'annonce <a href="http://www.lcdpu.fr/livre/?GCOI=27000100022250&fa=author&person_id=15965" title="voici"> ici</a></p> <br />
<p>Des libraires devraient proposer cet ouvrage dans les prochains jours.</p> <br />
<p>J'en parlerai un peu samedi 22 octobre lors d'une conférence à la <a href="<br />
http://novela.toulouse.fr/nuage;jsessionid=1D7C143BF9F495AF7D38C40047B7504D?p_p_id=novelatagcloudresults_WAR_novelatagcloudportlet&p_p_lifecycle=0&p_p_state=normal&p_p_mode=view&p_p_col_id=column-1&p_p_col_count=1&_novelatagcloudresults_WAR_novelatagcloudportlet_articleId=473436&p_r_p_564233524_backURL=http%3A%2F%2Fnovela.toulouse.fr%2Fnuage%3Bjsessionid%3D1D7C143BF9F495AF7D38C40047B7504D%3Fp_p_id%3Dnovelatagcloudresults_WAR_novelatagcloudportlet%26p_p_lifecycle%3D0%26p_p_state%3Dnormal%26p_p_mode%3Dview%26p_p_col_id%3Dcolumn-1%26p_p_col_count%3D1%26p_r_p_564233524_tag%3Dyves%2Ble%2Bpestipon%26p_r_p_564233524_backURL%3D%252Fnuage%253Fp_p_id%253Dnovelatagcloud_WAR_novelatagcloudportlet%2526p_p_lifecycle%253D0%2526p_p_col_id%253Dcolumn-3%2526p_p_col_pos%253D3%2526p_p_col_count%253D4%2526p_r_p_564233524_tag%253Dinde%252Bspatiale" title="voyez">Novela</a> de Toulouse.   <br />
<p>     </p>]]>
</content>
</entry>
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<title>Les relations de pouvoir dans l&apos;oeuvre de La Fontaine</title>
<link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.lastree.net/log/2011/10/les_relations_d.php" />
<modified>2011-10-18T18:59:48Z</modified>
<issued>2011-10-16T18:19:12Z</issued>
<id>tag:www.lastree.net,2011:/log/1.6000</id>
<created>2011-10-16T18:19:12Z</created>
<summary type="text/plain">Texte d&apos;une thèse...</summary>
<author>
<name>Yves Le Pestipon</name>
<url>www.lastree.net</url>
<email>y.lepestipon@lastree.net</email>
</author>
<dc:subject>La Fontaine</dc:subject>
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<![CDATA[<p>Texte d'une thèse </p>]]>
<![CDATA[<p>Je mets ici en ligne le texte de la thèse que j'avais soutenue en 1993 sur <i>Les relations de pouvoir dans l'oeuvre de La Fontaine</i>. Peut-être n'est-il pas inutile qu'elle soit accessible. </p><br />
<p>Beaucoup de ses formulations n'auraient plus mon aval. Les maladresses y sont nombreuses. Cependant, son ambition, plusieurs de ses idées me paraissent encore intéressantes. </p><br />
<p>Il ne s'agissait pas d'étudier seulement les <i>Fables</i> ou de s'enfermer dans le pouvoir et la parole. Pour ce genre de travail, il existe toujours un individu et son plâtre. J'envisageais l'oeuvre entière, en ses dispositifs divers, et toutes sortes d'aspects des relations de pouvoir.</p><br />
<p>Cela donnait quelques résultats, dont l'un était de montrer la richesse de la pensée de La Fontaine à ce propos. Un autre était d'établir et de lire l'unité de son oeuvre. Un autre encore était d'amener à réfléchir sur la composition de ses multiples ouvrages.</p><br />
<p>Le jury de cette thèse comportait une personne qui connaissait peu La Fontaine, mais qui cria fort. Ce fut un spectacle. Elle eut le courage considérable de ne pas répondre à la lettre que je lui envoyai pour lui demander raison de sa fureur. Plus tard, je pus constater ses méfaits en divers lieux. Paix à son âme. </p><br />
<p>La thèse est en deux tomes. Le premier est <a href="http://www.lastree.net/fragmentslog/fragments/Tome%201.pdf" title="voyez"> ici</a>. Le second est <a href="http://www.lastree.net/fragmentslog/fragments/Tome%202.pdf" title="voyez"> là</a>. L'aventure de lire est interminable.         </p>]]>
</content>
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<title>Des raisons de s&apos;indigner</title>
<link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.lastree.net/log/2011/09/fautil_sindigne_1.php" />
<modified>2011-09-30T23:26:15Z</modified>
<issued>2011-09-30T21:44:59Z</issued>
<id>tag:www.lastree.net,2011:/log/1.5999</id>
<created>2011-09-30T21:44:59Z</created>
<summary type="text/plain">Question d&apos;époque...</summary>
<author>
<name>Yves Le Pestipon</name>
<url>www.lastree.net</url>
<email>y.lepestipon@lastree.net</email>
</author>
<dc:subject>L&apos;époque</dc:subject>
<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://www.lastree.net/log/">
<![CDATA[<p>Question d'époque</p>]]>
<![CDATA[<p>J'aime m'indigner.</p> <br />
<p>Les raisons ne manquent pas. Tel ou tel est vraiment indigne. L'un a pris de l'argent, l'autre des femmes, un autre encore des décorations. Les pauvres sont méprisés. Les riches sont de plus en plus riches. Ma jeune voisine meurt d'un cancer. Le petit chat est mort tué.</p> <br />
<p>Les universitaires littéraires sont particulièrement indignes. Leurs colloques sont des écoles de flatterie. Leurs éditions critiques sont farcies de stupidités. Les articles qu'ils impriment sont presque toujours ridicules. Ils mentent. Ils trompent. Ils baisent à peine leurs étudiantes. Je n'en finirais pas d'écrire leurs tares. </p><br />
<p>Le silence à leur propos m'indigne également. </p><br />
<p>Et les artistes ? Et les médecins ? Et les plombiers ? Et les curés ? Et moi ?</p> <br />
<p>Je m'indigne. </p><br />
<p>Enfin un sujet intéressant. </p><br />
<p>Je contemple ma turpitude. Elle est assez satisfaisante. J'ai menti. J'ai médiocrement menti sur toutes sortes de sujets. J'ai spéculé. J'ai volé plusieurs fois. J'ai entraîné des gens sur de mauvaises voies. Et que de crimes d'intentions ! Que de bons petits égorgouillettements projetés et pas accomplis.</p><br />
<p>Un cas par exemple : un homme m'a volé une idée. Il en a fait des choses. Je désire lui arracher les yeux, mais je passe. Je souffre les mains dans les poches.</p> <br />
<p>Je m'indigne donc. </p>  <br />
<p>Ai-je raison ?</p> <br />
<p>Si je ne m'indignais pas, je souffrirais trop de mon néant. </p><br />
<p>Mauvaise raison. Mauvaise raison. Il doit bien y avoir une bonne raison. <br />
</p>]]>
</content>
</entry>
<entry>
<title>De jeunes pinélisateurs</title>
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<modified>2011-09-28T21:18:56Z</modified>
<issued>2011-09-28T20:44:35Z</issued>
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<summary type="text/plain">La découverte d&apos;un site Facebook...</summary>
<author>
<name>Yves Le Pestipon</name>
<url>www.lastree.net</url>
<email>y.lepestipon@lastree.net</email>
</author>
<dc:subject>Place Pinel</dc:subject>
<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://www.lastree.net/log/">
<![CDATA[<p>La découverte d'un site Facebook</p>]]>
<![CDATA[<p>Pinéliser est une activité saine, sans danger, potentiellement conviviale, démocratique, religieuse, poétique, absurde, pleine de sens, et qui doit se pratiquer avec la conviction absolue de sa prodigieuse inutilité. </p>  <br />
<p>Il s'agit de répandre en des lieux très divers un peu de terre de la place Marius Pinel, qui se trouve à Toulouse. </p> <br />
<p>La nullité des effets de ces actions n'a d'égal que l'intensité des récits qui peuvent en être faits, et l'enthousiasme de certains de leurs auteurs. Une remarquable indifférence est manifestée par la plupart des gens. C'est naturel : la plupart des gens sont indifférents à la mort quotidienne de plus de dix mille chinois.</p> <br />
<p>Pinéliser s'apprend et se transmet. Les grands pinélisateurs ont toujours eu soin de former des jeunes. C'est ainsi que j'ai pu instruire des enfants à Venise, en Corse, en Arménie, ou en Irlande. Il y a toujours de petits enfants prêts à venir vers qui leur montre de la terre, et comment s'en servir. </p><br />
<p>Ces enfants formeront des enfants qui formeront des enfants...</p><br />
<p>Parfois de jeunes gens sont de meilleurs propagateurs. Ils ont des amis. Ils voyagent Ils parlent. Comme ils sont forts,ils transportent aisément un peu de terre dans leurs bagages. De plus, ils sont technologiquement habiles. </p><br />
<p>C'est ainsi que j'ai découvert un site Facebook consacré à la pinélisation. Je n'en savais rien. Je n'y suis pour rien. Les premiers apôtres n'ont pas pu ni voulu contrôler toutes les communautés naissantes. Il fallait les laisser croître et multiplier. </p>. <br />
<p>Le site Facebook des jeunes pinélisateurs est <a href="http://fr-fr.facebook.com/pages/Pineliser/132425810103778" title="Voyez"> ici</a>. On y rencontre Giscard sans étonnement. On y voit la preuve que la pensée littéraire des plus grands hommes s'accorde à l'efficace des lieux puissants, parmi lesquels la place Marius Pinel à Toulouse est remarquable. </p>]]>
</content>
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<title>Les Rencontres de la peur</title>
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<modified>2011-09-28T20:39:09Z</modified>
<issued>2011-09-28T19:28:43Z</issued>
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<created>2011-09-28T19:28:43Z</created>
<summary type="text/plain">Une nouvelle année de Rencontres...</summary>
<author>
<name>Yves Le Pestipon</name>
<url>www.lastree.net</url>
<email>y.lepestipon@lastree.net</email>
</author>
<dc:subject>L&apos;époque</dc:subject>
<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://www.lastree.net/log/">
<![CDATA[<p>Une nouvelle année de Rencontres</p>]]>
<![CDATA[<p>La peur ne fait pas peur à tout le monde. </p><br />
<p>On nous l'a dit : la peur est effrayante, la peur est ennuyeuse, la peur est battue, rebattue, toujours recommencée, et sans solution... Trouvez plus gai,funny, sympa, citoyen, interactif, jeune, technologiquement correct, événementiel... </p>  <br />
<p>La peur tentait pourtant. La peur s'enracinait.La peur parlait dans la cervelle de l'équipe des Mercredis du Vieux Temple.L'an dernier, elle avait lancé le thème du manque. Des gens s'étaient réunis. Des paroles avaient été dites. Des témoignages, des questions, des engueulades, des rires avaient été échangés. Pas de publicité. Pas un mot dans la presse Pas une conversation à la radio. Aucune affiche multicolore. Aucun laser n'avait peint dans le ciel le nom du Vieux Temple. Et, pourtant, chaque fois il y avait du monde, c'est-à-dire des yeux, des mains, des bouches, des visages, des souvenirs, des bibliothèques d'âmes, des pieds, des dos, des lèvres admirables, des tremblements, des stupeurs, des tourments, des légèretés. On savait parfois de quoi. Souvent, on ne savait pas. Des regards s'allumaient dans la salle. On ne les voyait plus jamais. D'autres revenaient.</p><br />
<p>   <br />
<p>Des voix ont demandé à l'équipe des Mercredis du Vieux Temple : une réunion, tous les premiers mercredis du mois, au vieux Temple, rue Pargaminières à Toulouse, avec deux ou trois intervenants, parlant une trentaine de minutes en tout, avant d'ouvrir un long débat, quelque peu chaotique, divers en tout cas, avec la salle... </p><br />
<p>Pourquoi pas la peur ? </p><br />
<p>Peur, vieille amie, vieille ennemie de l'Homme. Peur présente aux rues, aux bois, aux tripes,aux églises, aux petits et aux grands récits, dans tous les pays de l'expérience humaine. Peur qui nous paralyse et qui nous prévient. Peur qui nous asservit et peur qui nous sauve. Peur dont il faut se délivrer et qu'il faut vivre. </p><br />
<p>Le sujet semblait d'actualité, d'éternité, d'avenir et de mémoire. Il concernait la politique, l'intime, l'urbanisme, notre corps, nos religions, nos amitiés et nos amours. De grands et de petits écrivains en ont parlé. Des philosophes ont tenté d'y penser, ou d'en sortir leur pensée. Des peintres ou des sculpteurs l'ont fait hurler. Des musiciens l'ont fait entendre. </p><br />
<p>Nous allons tenter de traverser le thème de mercredi en mercredi, à partir de vingt heures. Deux vendredis supplémentaires seront ajoutés. Le programme figure <a href="http://chantierdeparoles.over-blog.net/article-le-theme-de-la-peur-85309072.html" title="voyez"> ici</a>, sur le blog de chantier de paroles. Nous en rendrons compte encore sur Lastrée.   </p><br />
<p> Première Rencontre : Mercredi 5 octobre 2011, Les Architectures de la peur. </p>]]>
</content>
</entry>
<entry>
<title>Relancer l&apos;Astrée</title>
<link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.lastree.net/log/2011/09/relancer_lastre.php" />
<modified>2011-09-28T19:13:27Z</modified>
<issued>2011-09-28T18:26:43Z</issued>
<id>tag:www.lastree.net,2011:/log/1.5989</id>
<created>2011-09-28T18:26:43Z</created>
<summary type="text/plain">Reprise...</summary>
<author>
<name>Yves Le Pestipon</name>
<url>www.lastree.net</url>
<email>y.lepestipon@lastree.net</email>
</author>
<dc:subject>L&apos;Astrée</dc:subject>
<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://www.lastree.net/log/">
<![CDATA[<p>Reprise</p>]]>
<![CDATA[<p>Depuis de nombreux mois l'Astrée n'est plus un site actif. Pas d'articles nouveaux. Pas de photos. Pas de citations. Pas de documents mis en ligne. </p><br />
<p>Quelques voix se sont élevées : pourquoi ? </p><br />
<p>A quoi ce site est-il abandonné ? A quel silence </p><br />
<p>Peu de voix vraiment. Peu de voix... L'Astrée n'est pas site des foules. On n'y court pas les Marathons des mots. Les colloques ne s'y commentent guère. On y rencontre des cupules, des pierres, la place Pinel,l'oeuvre d'inconnus, parfois La Fontaine,ou Cyrano de Bergerac. Guerres, vacarme, culture, carrière n'en sont pas. On tente d'y goûter et d'y penser à la légère, sans faiblesse. </p>  <br />
<p>Parfois on attaque. </p><br />
<p>L'Astrée s'est tue non par manque de lignes possibles, ou par prudence, mais pour laisser du temps à d'autres actes, à des tentatives de livres, à des idées. </p><br />
<p>Un livre, par exemple, va paraître dans quelques jours : il sera consacré à la composition des <i>Fables</i> de La Fontaine, et plusieurs pages de l'Astrée vont en partie s'y retrouver. </p><br />
<p>Un roman - <i>Derniers jours</i> - a été écrit. Les grands éditeurs l'ont refusé. Il circule. Nous en parlerons. </p>    <br />
<p>Un recueil de poèmes - Essais de silence - est entre des mains.</p><br />
<p>Des conférences, des marches, des combats, des rencontres, des traversées de nuits et du jour se préparent. De multiples récits s'élaborent. Il nous faudra parler du Zizi d'or, du miracle de la Vache qui rit, de l'incendie de la <i>Fiesta</i>, des nouveaux mégalithes, de la théologie des orchidées, des travaux place Pinel, des <i>Bruissonnantes</i>, des <i>Rencontres de la Peur</i>, de Grothendieck, de Marie de Gournay, de Philippe Vercellotti, de Victor Letel, et encore et encore des sottises du jour. </p>.<br />
<p>Des attaques auront lieu. </p><br />
<p>A l'oeuvre ! </p>]]>
</content>
</entry>
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<title>Rencontre des Bouches 2011</title>
<link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.lastree.net/log/2011/06/rencontre_des_b_8.php" />
<modified>2011-06-13T09:17:13Z</modified>
<issued>2011-06-12T19:02:26Z</issued>
<id>tag:www.lastree.net,2011:/log/1.5988</id>
<created>2011-06-12T19:02:26Z</created>
<summary type="text/plain">La Rencontre s&apos;annonce...</summary>
<author>
<name>Yves Le Pestipon</name>
<url>www.lastree.net</url>
<email>y.lepestipon@lastree.net</email>
</author>
<dc:subject>L&apos;Astrée</dc:subject>
<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://www.lastree.net/log/">
<![CDATA[<p>La Rencontre s'annonce </p>]]>
<![CDATA[<p>La Rencontre des Bouches 2011 s'envisage, se précise, se déclare, prépare ses expériences et ses terrains. </p><br />
<p>Aucune illusion : elle se tiendra. Elle demeurera telle qu'en elles-mêmes, depuis quelques années, sont les Rencontres des bouches : des aventures en poésie sur des terrains sans subventions, ni autorisation. Jamais des spectacles. Des actes divers au creux du secret et du cri. On s'y parle. On s'y entend. On s'y reconnaît. On y manoeuvre sa langue, et ses pieds, tous ses organes et le grand désir d'esprit.</p> <br />
<p>Le rire y est à l'oeuvre dans l'ombre et au soleil. Les fromages explosent de puanteur dans les poèmes sublimes, comme les poèmes dans les fromages. On ne craint pas de pisser sur le poème qui pisse lui-même des étoiles. On marche dans la tradition des pélerins de l'absurde. On fait de l'antiparonoïa méthodique parmi les branches devant les cerfs, avec les grands illuminés de notre temps que sont Giscard, Brigtte Bardot, Moïse Algayon, Jean-Pierre Nizet, Bruno Guittard, Les Yeux de Martien, l'AB Morere, et le capitaine Papillon de Lasphrise qui papillonne sans problèmes après quatre siècles de mort. </p><br />
<p>Cette année la Rencontre des Bouches se tiendra à proximité du lac de Saint Ferréol dont Gustave Flaubert a dit le plus grand mal. Elle agira le samedi 2 juillet, le dimanche 3 juillet, le lundi 4 juillet.</p> <br />
<p></p><br />
<p><b>Programme</b></p></p>

<p></p>
<p><u>Samedi 3 juillet</u> : <b>Les piétons de l'eau et de l'oppidum</b> 
 

<p>   <p>      - Rendez-vous à 10h 06 devant la <a href="http://www.canaldumidi.com/Montagne-Noire/Voute-de-Vauban/Voute-de-Vauban.php" title="voyez"> Voûte de Vauban</a>, au village des Cammazes. Discours. Remerciements. Hommages divers. Remise de médailles. </p><br />
<p>         - Pénétration de la voûte. Traversée du sensible à pied nus. Cris. Chuchotements. POoésie sonore. </p><br />
<p>         - Sur les chemins du tremblement de terre. Nous marcherons dans la rigole, au pays du tremblement de terre. </p><br />
<p>         - Méditation sur l'arbre de Louis XIV. </p><br />
<p>          - Lancer de pierres dans le lac. </p><br />
<p>          - Pénétration aveyronnaise niveau 5.</p><br />
<p>          - Conférence sur un sujet tiré du sac. </p><br />
<p></p><br />
<p>    Cessation des premières actions vers seize heures quatorze. Installation à <a herf="http://www.peyrebazal.org/#Bienvenue_a_Peyrebazal.A" title="voyez"> Peyrebazal</a>.</p>

<p>    Dix-huit heures trente : Départ vers l'oppidum de Berniquaut, au desus de Sorrèze. </p>
<p>     Montée cers l'Oppidum. Suées poétiques. </p>
<p>      Découverte des hauteurs. Manger les ruines. </p>
<p>        Colloques dans les grottes. Poèmes. </p>
<p>        Plaisirs nocturnes du casse-gueule. </p>
<p>Retour à Peyrebazal dans la nuit : jouir des ronfleurs. </p>. 
<p></p>
<p><u>Deuxième journée : Cris de la pierre de base</u> </p>

<p>    Action petit-déjeuner à Peyrebazal </p>
<p>    Louper le Loup dans les bois. </p>
<p>    Théologie d'action par le Pasteur Jean-Pierre Nizet. </p> 
<p>    Marche dans les pierres et les ravins. </p>
<p>    Descente pédestre à Revel. Visite d'un parking. Achat de nourriturs terrestres. </p> 
<p>    Passage par les foules. </p>
<p>    Moments plouf-plouf dans le lac. </p>
<p>    Chercher les vaches. </p> 
<p>    Pour une poétique de la pierre de base. </p>

<p>    Souper à Peyrebazal. Repas autour de douze euros. Actions diverses. </p> 
<p>    Poèmes du jet d'eau sous le barrage dans la nuit. </p>

<p></p>
<p><u>Troisième jounée : Pénétrer la vulve à la hache. </u></p> 

<p>    Cette journée sera consacrée à la découverte de la la grotte du Figuier, située dans un lieu secret. </p>
<p>     Traversée de la patisserie de Sorèze. </p>
<p>    Passage des sources interdites; </p> 
<p>     Constat des premiers miracles. </p>
<p>     Remontée vers les fougères géantes. </p> 
   <p>  Pénétrer la rivière. </p>
<p>     Monter vers la grotte du Figuier. Rencontre avec la Vulve. Rites. Sacrifices. Pinélisation dans l'utérus de pierre. </p>

<p>      <p>Les survivants plus ou moins miraculés se raconteront alors leur vie. </p><br />
       <p></p><br />
<p></p></p>

<p><b>Informations pratiques</b></p>

<p></p>
<p>Itinéraire : Le lac de Saint Ferréol est juste au dessus de Revel, dans la Montagne noire. Pour trouver le village des Cammazes, prendre à Revel la direction Saint Férréol, Les Cammazes, Saissac. La <a href="http://www.canaldumidi.com/Montagne-Noire/Voute-de-Vauban/Voute-de-Vauban.php" title="voyez"> voûte de Vauban</a> est dans le village, sur la droite, en venant de Toulouse. <a href="http://peyrebazal.free.fr/situa.htm" title="voyez"> Peyrebazal</a> est au dessus du lac de Saint Ferréol. On s'y rend en prenant à droite vers Lagarde deux kilomètres après le lac de Saint Ferréol. Prendre à droite juste avant Lagarde. Le lieu est signalé. </p>
<p>Hébergements. Sébastien Lespinasse et moi, nous avons réservé une quinzaine d'emplacements de tentes à Peyrebazal. -environ sept euros la nuit. On peut aussi réserver à plusieurs des tentes préinstallées, où l'on peut dormir à quatre ou cinq. </p>
<p>Plusieurs hôtels existent autour du Lac de Saint Ferréol, et à Revel. En voici dedux qui sont près du lac et très agréable : <a href="http://www.lacomtadine.com/" title="voyez"> L'hostellerie du lac</a>, et, juste au dessous de Peyrebazal, <a href="http://www.lacomtadine.com/" title="voyez"> la Comtadine</a>.  </p>
<p>Un repas préparé est prévu à Peyrebazal le dimanche soir. Prix : environ 12 euros. </p> 
<p> Matériel. Les marches ne sont pas difficiles, mais ce sont de vraies marches. Il faut donc de vraies chaussures. Pour marcher dans la Rigole, des méduses sont recommandées, mais non indispensables. Les lacs contiennent de la vraie eau. Il est donc conseillé d'amener un matériel pour affronter la vraie eau. Les nourritures abondent à Revel, en particulier le samedi matin, avec un marché excellent. Se munir de nourritures pour être autonome pendant les marches. Comme il n'y a pas de poète désigné par le doigt de Dieu, ou du Conseil général, tout le monde est invié à amener ses actes, ses perfomances, ses récits, ses instruments, ses spécialités, pour les mettre en bouche, en mains, et en oreilles. </p>
<p>Contacts:  Yves Le Pestipon : y.lepestipon@free.fr. O6 20 98 34 55.</p>   
      <p>        Sébastien Lespinasse :   06 07 83 82 7O</p>

<p><p>
<p>Aux actes...</p>]]>
</content>
</entry>
<entry>
<title>Secret et manque</title>
<link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.lastree.net/log/2011/02/secret_et_manqu.php" />
<modified>2011-02-01T17:22:52Z</modified>
<issued>2011-02-01T17:08:08Z</issued>
<id>tag:www.lastree.net,2011:/log/1.5987</id>
<created>2011-02-01T17:08:08Z</created>
<summary type="text/plain">Une rencontre au Vieux Temple...</summary>
<author>
<name>Yves Le Pestipon</name>
<url>www.lastree.net</url>
<email>y.lepestipon@lastree.net</email>
</author>
<dc:subject>L&apos;Astrée</dc:subject>
<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://www.lastree.net/log/">
<![CDATA[<p>Une rencontre au Vieux Temple </p>]]>
<![CDATA[<p>Il n'y a pas de secret sans manque, et, souvent, le manque génère le secret.</p><br />
<p>On le voit aux familles. On le voit aux institutions, médicales ou autres. On le voit aux tours de magie.</p> <br />
<p>Demain soir, mercredi 2 février, au Vieux Temple à Toulouse, rue Pargaminnière, à partir de vingt heures, dans le cadre des <i>Mercredi du Vieux Temple</i>, on en parlera.</p> <br />
<p>Le magicien Michel Albouy introduira.</p> <br />
<p>L'etnolologie Patrizia Ciambelli, auteur des <i>Bijoux à secrets</i>, développera ses points de vue sur ces objets discrets et indiscrts. </p><br />
<p>La psychologue Françoise Gouvsinsky s'aventurera dans les divers pays du secret, dont elle est une spécialiste.</p> <br />
<p>Ensuite, discussion publique. Chacun peut y aller de ses récits, de ses questions. Les intervenants auront la parole, comme chacun. On ne manquera pas de publier les résultats sur le site chantier de paroles, <a href="http://chantierdeparoles.over-blog.net/#" title="voyez"> ici</a>. </p>    </p>]]>
</content>
</entry>
<entry>
<title>Dans la nuit du 19 janvier 2011</title>
<link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.lastree.net/log/2011/01/dans_la_nuit_du.php" />
<modified>2011-01-19T00:38:48Z</modified>
<issued>2011-01-18T23:54:36Z</issued>
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<created>2011-01-18T23:54:36Z</created>
<summary type="text/plain">Dedans...</summary>
<author>
<name>Yves Le Pestipon</name>
<url>www.lastree.net</url>
<email>y.lepestipon@lastree.net</email>
</author>

<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://www.lastree.net/log/">
<![CDATA[<p>Dedans</p>]]>
<![CDATA[<p>Dans la nuit du 19 janvier 2011 à Toulouse, sur un lit, dans une chambre, parmi des livres et des statues s'écrivent ces lignes. <br />
Un portable Sony de couleur blanche les fait apparaître à mesure que les doigts d'un homme de cinquante quatre ans tapent sur le clavier. </p><br />
<p>Ce portable a traversé les océans pour être en état de fonctionner dans cette chambre. Ces doigts ont bougé pendant cinquante quatre années au bout de deux bras qui se rejoignent vers un torse où un coeur bat, a battu, propulsant un sang fait de globules, d'eau, de sels, et où circulent d'innombrables animalcules. </p> <br />
<p>Souvent ce corps aurait pu mourir. Il mourra. Il est possible qu'il soit bientôt dans ce lit allongé et blafard. Il est possible aussi qu'il parle, qu'il monte des montagnes, qu'il se penche sur des bâtées aurifères pendant de longues brèves années. </p><br />
<p>Ces lignes s'écrivent par lui. Sans lui, elles ne seraient pas. Mais ces lignes ne sont pas lui, pas plus qu'elles ne sont la chambre, la nuit, la statue Dogon qui se tient dans la chambre, le tableau de Philippe Vercelloti, le morceau de bois flotté fossile trouvé dans le Miocène de Touraine. Elle ne sont pas non plus la voiture qui vrombit, ni la barrière qui protège la Résidence, ni les voisins qui tremblent, et encore moins la révolution tunisienne, ou les petites prostituées brunes qui font le tapin le long du Canal. Elle ne sont pas cela, mais quoi d'autre ? </p><br />
<p>Ces lignes se mettent en ligne. Ces lignes paraissent sur l'Astrée. Un homme ouvre le site. Il les lit. Il est dans un bureau, dans une chambre. Ce n'est pas la nuit. Ce n'est surtout pas la nuit du 19 janvier 2011 à Toulouse. Cet homme ou cette femme est dans une île. L'année passée, il a planté un bananier. Il voit qu'il peut déjà récolter des bananes, et il s'est mis curieusement sur Internet, où il se trouve que ces lignes parlent de lui... Ou bien, il est en Tunisie. Il y a la révolution. Il a allumé un ordinateur. Il a cliqué. Cette page est apparue. Il la lit. Il a envie d'être dans une chambre tranquille en France... Mais non. Il monte sur une barricade. Il n'a pas peur.</p> <br />
<p>Dans la nuit du 19 janvier 2011 à Toulouse, vers une heure du matin, l'auteur de ces lignes, aux bords de s'endomir, les compose. Il devrait depuis un moment avoir éteint sa lampe. Rien ne sert d'écrire si tard, des lignes qui ne font que se dire. </p><br />
<p>L'auteur de ces lignes pense à la mer, pense à des femmes, pense à Montaigne dont il lisait l'<i>Essai sur la tristesse</i>. L'auteur de ces lignes n'est pas triste. Il est à son affaire. Il pense à Montaigne dans sa tour en train de regarder ses poutres. Il fixe son attention sur le souvenir qu'il a de l'existence d'une poutre, celle où Montaigne avait fait écrire : <i>Je ne décide de rien</i>. Il voit alors une araignée à son plafond. Il veut la tuer. Il ne veut pas. Il compte ses raisons, pour et contre. Compter ses raisons l'endort. <br />
 </p>

<p> </p>]]>
</content>
</entry>
<entry>
<title>Aux ailes</title>
<link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.lastree.net/log/2011/01/aux_ailes.php" />
<modified>2011-01-14T21:47:54Z</modified>
<issued>2011-01-14T09:21:30Z</issued>
<id>tag:www.lastree.net,2011:/log/1.5984</id>
<created>2011-01-14T09:21:30Z</created>
<summary type="text/plain">IL.......</summary>
<author>
<name>Yves Le Pestipon</name>
<url>www.lastree.net</url>
<email>y.lepestipon@lastree.net</email>
</author>
<dc:subject>Il</dc:subject>
<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://www.lastree.net/log/">
<![CDATA[<p>IL....</p>]]>
<![CDATA[<p>Il aimait les ailes...</p><br />
<p>Il les aimait d'anges, d'aigles, d'avions ou de mouches.  </p><br />
<p>Il les aimait en toutes lettres dans la langue ou dans la voix jouant par d'autres mots. Il les aimait avec zèle, telles quelles, comme des belles.</p>  <br />
<p>Hélas, il avait beau caresser son dos, il n'y trouvait pas même une bosse. Aucun moyen de faire le Dédale. Il manquait d'ailes. <br />
<p>Il se voyait enveloppé de voyelles, bien installé entre <i>a</i> et <i>e</i> pour un voyage. Il s'étonnait de n'y pas être. Si seulement la langue devenait le monde...</p><br />
<p>Il allait terre à terre bien visible sous le ciel. Les lyres même ne le délivraient pas. Le soleil, fatal pour Icare, cruellement l'illuminait.</p> <br />
<p>Il plongeait dans l'amour des ailes son trop gros coeur.    </p>]]>
</content>
</entry>
<entry>
<title>Place Pinel, et centre du monde</title>
<link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.lastree.net/log/2011/01/place_pinel_et.php" />
<modified>2011-01-14T22:32:16Z</modified>
<issued>2011-01-12T18:01:04Z</issued>
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<summary type="text/plain">Nécessaire précision...</summary>
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<name>Yves Le Pestipon</name>
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<email>y.lepestipon@lastree.net</email>
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<dc:subject>Place Pinel</dc:subject>
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<![CDATA[<p>Nécessaire précision</p>]]>
<![CDATA[<p>Une des erreurs, quant à la place Marius Pinel, est de la dire le centre du monde. </p><br />
<p>J'ai rencontré des gens affirmant que je l'affirmais. Plusieurs de mes collègues ou voisins ont répandu ce bruit. Ils m'associent à Dali et à la gare de Perpignan. </p><br />
<p>Je mesure les angoisses des fondateurs du christianisme voyant une multitude de sectes professer des hérésies. Je songe à ce que font, avec les plus précieux enseignements de l'Université, quelques auteurs de programmes.</p><br />
<p>Si l'on peut, avec raison, parler de <i>centre du monde</i>, c'est que le monde est pensé comme clos, mais on erre si l'on parle de centre de l'univers. Le centre d'un cercle est le point à égale distance de tous les points de sa circonférence. On pourrait donner  définition analogue du centre d'une sphère. Le centre de la France est le point que l'on estime être le plus possible à égale distance de chacun des points de sa frontière. Comme la forme de la France est étrange, comme la Terre n'est pas plate, ce point fait discussion, mais il n'est pas absurde d'en parler, puisque la France métroplitaine est un espace limité et cohérent.</p>  <br />
<p>Le centre existe au monde, mais le monde n'existe pas. On le sait depuis quelque siècles. La place Pinel, qui existe, n'est donc pas le centre du monde. Elle est encore moins le centre de l'Univers. <br />
Prétendre qu'elle est ce centre revient à la ramener historiquement très en arrière, bien avant la révolution copernicienne. La place Pinel est postérieure à la relativité. Quand elle prend place à Toulouse, vers 1930, l'Humanité est passée depuis trois siècles du <i>monde clos à l'univers infini</i>. Moi aussi, et je n'ai pas le fétichisme du centre.</p><br />
<p>Un autre sens de centre s'est répandu au XXème siècle. Partout il est question de centre commercial, de centre de loisirs, de centre touristique, ou de centre de soins. Le centre est en ces cas un lieu où des activités se mènent particulièrement. Des gens y vont, sachant ce qu'ils cherchent. Des gens en partent, contents, ou déçus. Le centre est un lieu de convergence et de rayonnement. Il est comme un noeud où se rassemblent, de manière complexe, et d'où partent en directions diverses, des cordes. De ce point de vue, il n'y a pas de centre du monde. Il existe une multiplicité de centres, toujours équipés d'adjectifs, ou de déterminants. Leur nombre est potentiellement infini, comme celui des adjectifs, car on n'en finit pas d'adjoindre.</p><br />
<p>On peut penser la place Pinel comme un tel centre. En elle se noueraient, métaphoriquement, des lignes. Des activités se produiraient, et produiraient. C'est ainsi que des individus viennent place Pinel, partent de la place Pinel, répandent dans le monde la place Pinel, et songent depuis les lieux les plus divers aux chemins qui y mènent.</p><br />
<p>Si elle est un tel centre, reste à déterminer son adjectif. Pour certains, puisqu'elle est le lieu où ils vont principalement promener leurs chiens, elle est un centre ambulatoire canin. Pour d'autres comme ils y jouent à la pétanque, elle est un centre bouliste. D'autres y voient un centre érotique, d'autres encore un centre scolaire, un centre d'étude des pâquerettes, de vente du cannabis, d'apprentissage du tobboggan, ou de dépêchothérapie. La place Pinel est un centre à déterminations multiples. Elle est un centre divers. </p><br />
<p>Remarquons que tout lieu de la Terre est un tel centre. S'il ne l'est pas encore, il l'est potentiellement. Comme tout lieu comporte un nombre infini de lieux, et se combine, lui-même, à d'autres lieux, pour en former d'autres, on ne risque pas de manquer de centres. Leur nombre est infini comme celui de leurs qualités. </p>  <br />
<p>La place Pinel, cependant, mérite attention. Depuis que des lignes de ma vie et celles de la vie de quelques uns de mes amis s'y nouent, depuis que nous y pensons, pensons par elle, agissons depuis elle vers divers lieux, elle est un centre pinélien, voire le centre pinélien, ou plus exactement le centre autopinélien d'études pinéliennes. La place Pinel est un centre dont une détermination n'est autre qu'elle-même, ceci, du moins, pour ceux qui y pensent. Elle est en somme un centre plein de la place Pinel, dont le déploiement n'est autre qu'elle. Qu'on lise, en anagramme, <i>plein</i> dans <i>Pinel</i> ou <i>Pinel</i> dans <i>plein</i>, signale aux lettres de notre langue que l'affaire n'est pas ailleurs.   <br />
</p><br />
<p>La place Pinel est en substance son centre, si l'on entend par là que convergent vers elle, s'y nouent, s'y dénouent, et en divergent, la plupart des activités qui provoquent sa présence, et la provoque. Elle est le centre de ce qui la met en présence, par sa culture. Il faut cultiver la place Pinel. </p><br />
<p>Je crois que la bonne culture, qui n'est pas étal tueur de raretés, manifeste la banalité de tout, et que, par elle, tout se féconde. Le banal, tout comme l'anal, produit le fumier de nos roses. Il faut cultiver tout, y compris les culs, sans sacrifier aux cultes. </p><br />
<p>Je veux cultiver la place Pinel, sans culte, mais non sans ferveur. Je veux l'honorer parce que peut se déployer, par elle, en elle, l'infini qu'on crée. Elle est pine et aile. Par elle s'enfonce dans le réel ce qui le multiplie, et me mêle en chair au ciel</p>    <br />
<p>Le centre du monde est une nostalgie fasciste. Dali se trompe, et trompe à Perpignan. La place Pinel se présente contre l'obsession du centre, et <a href="http://www.eissart.org/floreal/flor_1.htm" title="voyez"> per joia recomencar</a>.   </p>

<p><br />
 </p>]]>
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